Exposition Foujita et musée du Barreau de Paris

Catégorie
Déplacement dans la journée
Date
dimanche 18 mars 2018 08:00 - 20:00
Lieu
61 Rue de Grenelle
75007 Paris, France

Le matin, visite de l'exposition "Foujita, Peindre dans les années folles" au musée Maillol (communiqué de presse et dossier de presse)
Du 7 mars au 15 juillet 2018, le Musée Maillol à Paris, présente une exposition consacrée à l’artiste japonais, naturalisé français, Léonard Tsuguharu Foujita. Plus d’une centaine d’œuvres majeures, issues de collections publiques et privées, retracent le caractère exceptionnel des années folles de Foujita à Montparnasse, entouré de ses amis Modigliani, Zadkine, Indenbaum, Kisling, Pascin, Van Dongen... L’exposition se concentre sur la première période parisienne de l’artiste, très productif entre 1913 et 1931.

L’exposition retrace l’histoire d’un destin unique, celui d’un artiste évoluant entre deux cultures. De ses prémices au Japon, en passant par son ascension et la révélation de son oeuvre, son parcours le mènera jusqu’à la création de ce personnage si singulier dans le contexte parisien des années folles. Ses thèmes récurrents – femmes, chats, enfants et autoportraits – sont spécifiques du foisonnement de sa production artistique de l’époque Foujita traverse les grands courants modernistes sans dévier de son schéma de recherche, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux. Ses oeuvres en appellent d’autres, celles de ses voisins d’atelier, ses amis, admirateurs et inspirateurs, pour un dialogue enrichissant permettant de mesurer l’originalité et la complémentarité des artistes regroupés sous l’appellation « École de Paris ».

Dans une scénographie conçue par Hubert Le Gall, l’exposition entend souligner à la fois les fantaisies de l’homme extravagant et son ascension au sommet de son art. Deux diptyques monumentaux, Combats I et II et Compositions au lion et au chien datant de 1928, étaient considérés par Foujita lui-même comme ses chefs-d’œuvre. Ces oeuvres majeures, propriété du Conseil Départemental de l‘Essonne, installées au centre de l’exposition, marquent le point d’orgue des Années Folles, preuve de la virtuosité et de l’impact de Foujita sur son époque.

L’exposition démontre le talent de l’artiste fou de dessin qui, après son illustre prédécesseur Hokusai, maniait le pinceau avec brio. Le trait de Foujita se révèle d’une sureté infaillible et ses lignes d’une finesse calligraphique exemplaire avec l’utilisation du sumi (encre noire japonaise) autant sur le papier que pour ses huiles. Il laisse à la couleur un rôle secondaire mais si décisif qu’elle en sublime le trait. La délicatesse de la gouache et de l’aquarelle emplit les formes par aplat, pour des transparences subtiles lorsqu’il s’agit de peinture à l’huile. Lorsqu’il utilise des fonds d’or, ceux-ci renforcent l’impression de préciosité et de raffinement.

Cinquante ans après la mort de Foujita en 1968, le musée Maillol met à l’honneur l’œuvre lumineuse et rare du plus oriental des peintres de Montparnasse.

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L'après-midi, visite du musée du Barreau de Paris
Cette demeure du XVIIème siècle, qui a conservé le nom de son propriétaire du temps de Louis XIV, est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Restaurée en 1980-1981, elle a conservé un beau décor sculpté en façade et présente à l'intérieur un vestibule sculpté et un escalier en pierre et en bois d'une exceptionnelle qualité.La visite du musée est une invitation à parcourir plusieurs siècles de l'histoire de France. De multiples œuvres d'art (peintures, sculptures, gravures...) et documents originaux (manuscrits ou imprimés) permettent de faire revivre par le texte et par l'image le Palais de Justice d'autrefois, les magistrats et les avocats de l'Ancien Régime ainsi que les procès révolutionnaires (Louis XVI, Marie-Antoinette). Le musée met également en valeur les destins d'exception d'avocats qui jouèrent les premiers rôles sur la scène politique comme Léon Gambetta et Raymond Poincaré. Il rappelle de célèbres épisodes de notre histoire judiciaire, au premier rang desquels figure naturellement l'affaire Dreyfus et le procès de Zola à la suite du célèbre « J'accuse ! » (avec la correspondance et les notes de travail de Fernand Labori, qui fut l'avocat des deux hommes). D'autres procès sont évoqués : ceux de Ney, Cambronne, Madame Caillaux, Villain (l'assassin de Jaurès) ou Stavisky. Ce dernier avait monté une escroquerie monumentale à partir du Crédit municipal de Bayonne ; le procès qui en est résulté a été suivi par le peintre Pierre de Belay, dont la veuve a donné à l'Ordre près de 300 dessins, gouaches et peintures permettant d'évoquer le monde judiciaire des années 1930. Les dernières vitrines du musée présentent les lettres d'adieu d'avocats tragiquement disparus pendant la Deuxième guerre mondiale, la Résistance au Palais durant l'Occupation et les notes de plaidoirie de Jacques Isorni pour la défense de Robert Brasillach puis du Maréchal Pétain. Ces différents documents permettent de constater à quel point l'histoire des avocats et de la Justice appartient à notre mémoire collective.

L'originalité du musée réside dans une riche collection de notes de plaidoiries, qui permettent de voir comment travaillaient les avocats, depuis Chauveau-Lagarde (défenseur de Marie-Antoinette) jusqu'à Jacques Isorni. Le visiteur peut ainsi considérer le musée comme un livre très illustré ou comme un album d'images abondamment légendées. Il appartient à chacun d'y découvrir ou redécouvrir les hommes et les faits du passé, avec peut-être la tentation de se substituer à tel ou tel avocat dans les multiples causes présentées, voire de réformer les jugements d'hier à la lumière des enseignements de l'Histoire.

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